Eclipse/ André Du Bouchet

du bouchet

Mais toujours contre la même route,
sur nos pieds
de corde.

Les caisses
fermées à coups de marteau,
avant que flambe, dans les carreaux de la façade,
cette lampe que renverse
le vent.

Ma femme,
debout derrière le mur,
enlève un à un
les linges du couchant,
et les entasse sur son bras
libre.

Sur cette route qui ne mène à aucune maison,
je disparais jusqu’au soleil.

Le pays explique

la laine de la route
tire

et s’enflamme.

 

Dans la chaleur vacante.

2 réflexions sur “Eclipse/ André Du Bouchet

  1. L’aboi des caisses
    tenu en laisse le temps suffisant pour clouer mes lèvres
    à la laine chaude de ton ventre
    pour que ce matin frais flambe
    Ma femme remplit de son dos
    le tablier de ce pont transversal du fondement
    je jette tous les cubes de construction poreux de l’édifice
    juste un oiseau tendu de ses reins se pose à la branche de ses seins…
    N-L

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