Déclin de l’été

Tournesols sur un fauteuil, Paul Gauguin.

tournesolssurunfauteuil

Pour quelque temps encore on arrose le jardin comme le vêtement abandonné d’un beau corps sur le déclin malmené par la saison

de verre. La peau les mains au loin parlent déjà la langue

de l’hiver où sont emprisonnés les poissons sacrifiés à la mode de l’écharpe.

Face au mécanisme inchangé et toujours surpris de l’après soleil je dérape

Sur le dernier pissenlit te volant au passage les dernières groseilles

De l’inconstance. Je te laisse le lit où l’on s’aima un peu

Et le mystère des naissances dont on ne vient jamais à bout.

 

Barbara Auzou.

Une réflexion sur “Déclin de l’été

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