La Faute Aux Nuages

À Alain…

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C’était la faute des nuages.

Mon orgueil était assis tout sage

au bord de la fenêtre

et se berçait d’une enfantine ronde

mettant en jachère

ses creux son envie d’être

et sa place tremblante en ce monde.

Il faut croire qu’ils avaient du béton

dans l’œil quand ils survolèrent

mon village comme des corneilles

donnant le ton et me condamnant sévères

à lire les pétales imaginaires

de grandes fleurs absentes jusqu’à la force de l’âge

et bien après. Alors toute seule je me nommai Soleil .

L’enfance tant bien que mal

tout doucement construit ses vengeances

muettes comme un animal à la souffrance fière

et sur un seul rayon.

 

Barbara Auzou.

 

 

2 réflexions sur “La Faute Aux Nuages

  1. Touché…
    Et à bout portant ses fruits
    Comme en guise d’excuse on déboutonne le calice de la tige pour le planter au limon du coeur
    C’est de l’âme fraîche de son pouls, battante comme dix doigts joints à l’estuaire
    Les fenêtres savent
    Les troncs portent
    UneMarguerite à l’œil-soleil garde passionnément pour sortie de bain.
    Merci Ma, il est plein d’essence ciel ce profond poème.
    Je le garde dans la poitrine…

    Aimé par 1 personne

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