Poussée ivre

envol de moineaux

Sans préavis ça fait beaucoup

d’images à vivre cette pierre pour soi

pourtant attendrie qui n’est que silence

On dirait le pinceau d’un envol de moineaux

une poussée ivre qui va du dos jusqu’au cou

doucement torturée et qui se pense

Un ploiement de signes Un devoir incessant

de dire l’espace ténu formidablement muet

entre le plus grand désarroi et la plus grande joie

 

Barbara Auzou.

8 réflexions sur “Poussée ivre

  1. Je serais l’enfant doux
    qui sourit aux choses
    et à lui-même
    sans réticence ni réserve.

    Comme si je n’avais pas connu
    les fronts mornes
    des crépuscules de l’hiver
    les ampoules des maisons vides
    et les passants solitaires
    sous la lune
    d’Août

    Extrait
    Yannis Rítsos
    Symphonie du printemps

    Aimé par 1 personne

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