C’est presque rien

C'est presque rien

Dans un monde que les autres leur créent

Et qui s’érode sur les ruines du goût partout

Partout des enfants fous éteignent leur frousse

En briguant le mandat du feu

Je caresse la pierre chaude de leur tête un peu

Sans espoir de succès

Seulement parce que c’est mon métier

Et pour qu’ils ne voient pas la mandoline

Que je cache sous le bras du lendemain

Dans le règne du Tout-Se-Vaut je lâche

Mes oiseaux et mon émoi pour convoquer

La fin de l’exode et le retour d’une vie rêvée

Avec des yeux épais au bout de doigts fins

 

Barbara Auzou.

2 réflexions sur “C’est presque rien

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s