La puissance de la simplicité

la puissance de la simplicité

Est-ce parce que

L’on regardait les vies

Assemblées restées en voyage

Chacune de leur côté

Que nous vint l’envie

D’arracher l’exacte présence

Aux tristes coutumes d’ici

Et finalement redessiner

Ce réel saumâtre avec la chair

Extravagante?

Sur mon visage d’herbes nues

Et tremblantes il n’est plus l’heure de rien

Sinon d’un autrement hautement têtu

Dont la main matérielle se souvient

Comme du retour opiniâtre des hirondelles

 

 

Barbara Auzou.

 

 

4 réflexions sur “La puissance de la simplicité

  1. Dans nos regards honnêtes la pêche n’est pas sans pure humanité
    rien d’une marguerite pourrie, croûton racoleur de pissotière mis à tremper
    bien déplorables coutumes d’ici tu l’as dit
    Autrement se fait simplement ce qui est grand
    hirondelle maçonne ton nid sous la dalle tien sa promesse…
    N-L

    Aimé par 1 personne

    • SALVADOR DALI

      C’est en tirant sur la corde des villes en fanant
      Les provinces que le délié des sexes
      Accroît les sentiments rugueux du père
      En quête d’une végétation nouvelle
      Dont les nuits boule de neige

      Interdisent à l’adresse de montrer le bout mobile de son nez.

      C’est en lissant les graines imperceptibles des désirs

      Que l’aiguille s’arrête complaisamment

      Sur la dernière minute de l’araignée et du pavot

      Sur la céramique de l’iris et du point de suspension

      Que l’aiguille se noue sur la fausse audace

      De l’arrêt dans les gares et du doigt de la pudeur.

      C’est en pavant les rues de nids d’oiseaux
      Que le piano des mêlées de géants
      Fait passer au profit de la famine
      Les chants interminables des changements de grandeur
      De deux êtres qui se quittent.

      C’est en acceptant de se servir des outils de la rouille
      En constatant nonchalamment la bonne foi du métal
      Que les mains s’ouvrent aux délices des bouquets
      Et autres petits diables des villégiatures
      Au fond des poches rayées de rouge.

      C’est en s’accrochant à un rideau de mouches

      Que la pêcheuse malingre se défend des marins

      Elle ne s’intéresse pas à la mer bête et ronde comme

      une pomme
      Le bois qui manque la forêt qui n’est pas là
      La rencontre qui n’a pas lieu et pour boire
      La verdure dans les verres et la bouche qui n’est faite
      Que pour pleurer une arme le seul terme de comparaison
      Avec la table avec le verre avec les larmes
      Et l’ombre forge le squelette du cristal de roche.

      C’est pour ne pas laisser ces yeux les nôtres vides

      entre nous
      Qu’elle tend ses bras nus
      La fille sans bijoux la fille à la peau nue
      Il faudrait bien par-ci par-là des rochers des vagues
      Des femmes pour nous distraire pour nous habiller
      Ou des cerises d’émeraudes dans le lait de la rosée.

      Tant d’aubes brèves dans les mains

      Tant de gestes maniaques pour dissiper l’insomnie

      Sous la rebondissante nuit du linge

      Face à l’escalier dont chaque marche est le plateau

      d’une balance
      Face aux oiseaux dressés contre les torrents
      L’étoile lourde du beau temps s’ouvre les veines.

      Paul Eluard

      Aimé par 1 personne

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