Prolégomènes (III)

Prolégoménes I

Au limon que je creuse obstinément tu trouveras à demi-voilée

La vérité que les herbes folles ont questionnée sans relâche

Mais il faudra que tu arraches aux poèmes brûlants leurs origines

Avec leurs draps et puis le sable des années accumulé dedans

Toi l’enfant qui toque aux portes de l’hiver sans aucune devise

Arroge le droit à ton âme de se lever sur les grandes orgues des forêts

Chacun des arbres innocente tes mains muettes et précises

 

Barbara Auzou.

9 réflexions sur “Prolégomènes (III)

  1. Sédiment m’était conté
    Roule du galet
    Attouchement des vases
    Ô né nu phare déglande du lotus
    Arrache alors ces lentilles pour faire apparaître le fond du poème
    Les poissons en myriade
    Les algues longues coiffant la source
    Tu pourras sortir de l’eau à la bonne plage du sillon
    Et donner à tes mains innocentes la parole végétale pour atteindre la racine…
    N-L

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  2. « Arroge le droit à ton âme de se lever sur les grandes orgues des forêts
    « Chacun des arbres innocente tes mains muettes et précises »

    Je ne sais plus qui disait (Cioran, peut-être ?) cette phrase que j’ai faite mienne depuis longtemps : « Je suis poète par tous les vers que je n’ai pas écrits. »
    En lisant ces deux vers là en particulier, je persiste.

    Aimé par 1 personne

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