Un dernier poème qui restait/James Sacré

 

james sacré

Là où sont des étoffes c’est que des gens sont vivants :

Carrés de torchons petite culotte ou T-shirt qui sèchent

Sur un fil qui traverse la rue pas large, on devine

Le manque d’espace (et peu d’argent) pour rien installer

dans la maison, la table de la pièce à manger pour tout

repasser, va jouer dehors dit la mère,

Comme de précipiter dans la rue

Les deux trois couleurs de chiffons qu’est l’enfant.

Dehors

Ces couleurs de tissus vivants

Du pavé jusqu’au ciel d’entre les toits.

L’enfant sali regarde

L’intimité de chez lui qui sèche et parfume le temps.

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