Un vieil arbre/Vahé Godel

vahé godel
ayant appris notre existence

un vieil arbre s’apprête à franchir la montagne

et le fleuve

pour venir s’étendre sans bruit

auprès de nous

 

Vahé Godel est né le 16 août 1931 à Genève. Son père, le linguiste saussurien Robert Godel, enseigne dans les années 1920 au lycée français Galatasaray d’Istanbul. C’est dans cette ville qu’il épouse Méliné Papazian, Arménienne déportée lors du génocide de 1915. Robert Godel transmettra à son fils le goût de l’écriture et de la langue arménienne.
Vahé Godel suit des études de lettres à l’Université de Genève puis enseigne au collège de 1956 à 1993. Dès 1969, il se rend à plusieurs reprises en Arménie. En 1973, il donne un cours sur la poésie française à l’Université d’Erevan.
Son activité littéraire débute dans les années 1950 et se partage entre lyrisme, narration et traduction de poètes arméniens. Aujourd’hui retraité, il est correspondant de la Maison internationale de la poésie de Bruxelles et co-dirige la revue Présages aux éditions de La Différence.
Dans un entretien accordé en 2002 à Céline Achariam de Nouvelles d’Arménie Magazine, Vahé Godel définit ainsi l’origine de l’écriture :

« D’où que l’on vienne, où que l’on soit, hybride ou non, déraciné ou non, on n’écrit jamais que pour se prouver qu’on existe — pour se situer, pour prendre corps. »

3 réflexions sur “Un vieil arbre/Vahé Godel

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s