Pluies du souvenir/Bernard Delvaille.

Delvaille-Bernard-3644

Pluies du souvenir
pluies à odeur d’arum
imperceptible et pâle
pluies sur la ville
et sur l’aéroport violet
pluie tropicale ô bienfaisante pluie
épée de lumière hortensia de silence
Litanie de la première ondée du crépuscule
solennité cérémonial protocole
Étoiles lavandières aux longues herbes bleues
O catastrophée
Aquarelle des toits après l’averse
Ardoise bleu lavande grise gorge de tourterelle
Laveuses aux clavecins de la pluie
confins estuaires et ces rues d’août
dans les odeurs des barbecues
Ô amoureuse

 

Bernard Delvaille, né en décembre 1931 à Bordeaux et mort à Venise le 18 avril 2006, est un poète, prosateur, essayiste, traducteur et anthologiste français.

Diplômé de l’Institut d’Études Politiques, il entre dans l’édition au début des années 1950, comme lecteur chez Denoël, avant de collaborer aux Éditions Seghers en 1956, où il effectue divers travaux éditoriaux. À partir de 1962, il s’occupe avec Pierre Seghers de la collection « Poètes d’aujourd’hui » jusqu’au rachat des éditions par Robert Laffont en 1969. Il dirige alors ladite collection jusqu’en 1989.

Son implication dans l’édition est renforcée par une participation au Centre National des Lettres de 1975 à 1983 dans les commissions « Poésie » et « Revue ». Ses connaissances littéraires l’amènent à devenir critique et à donner des conférences pour les Alliances Françaises et dans plusieurs universités comme Bruxelles, Lisbonne, Rome ou Toronto. En plus de ces exercices oratoires, il est l’auteur de nombreux articles dans des revues: Combat, Les Nouvelles Littéraires, Les Lettres Françaises, Le Figaro Littéraire, Le Magazine Littéraire et La Revue des Deux Mondes. Enfin, il fait partie des jurys des prix Apollinaire et Max Jacob, est membre de l’Académie Mallarmé et tient le poste de Président de l’Association internationale des Amis de Valery Larbaud. Il a d’ailleurs obtenu le prix Larbaud en 1985 pour l’ensemble de son oeuvre.

Son premier ouvrage est consacré à Valery Larbaud et récompensé du prix Sainte-Beuve en 1963. Suivent d’autres études sur Johannes Brahms, Samuel Taylor Coleridge, Théophile Gautier, Paul Morand et Mathieu Bénezet, où l’on constate une attirance pour le romantisme et la modernité du début du XXè siècle. Outre ces monographies, on distingue son travail d’anthologiste, puisqu’il est l’auteur de trois ouvrages devenus des classiques et salués comme tels par la critique: La Poésie symboliste (Bernard Delvaille sera récompensé du prix Henri-Mondor en 1983 pour ses travaux sur le symbolisme et Mallarmé), La Nouvelle poésie française, qui dresse un état des lieux des espoirs poétiques au milieu des années 1970 et Mille et cent ans de poésie française, une somme de plus de mille pages répertoriant les grands poètes du XIè siècle au milieu du XXè siècle.

Bernard Delvaille est enfin l’auteur d’une oeuvre poétique réunie en 2006. Le poète y développe les thèmes du voyage, de l’errance, du bonheur et de la mort.

 

 

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