Liberté conditionnelle/André Doms

andre-doms

Qui n’attend la rumeur verte, ce règne unanime en connivence avec la terre? À front de vie pourtant notre profil reste sommaire.

Je n’aurai pas été riche de mots vrais ni fervent d’autre nuit que la mienne.

Non que je feigne d’être seul. J’ai risqué plus d’un arbre auprès de moi, à l’aguet longtemps  du versant de sève, du ver traceur sous l’écorce cornée. Et je défais, je nomme, j’inventorie: pas un regard ne perce cette nuit debout.

À quels silences consentir? Quelle stupeur, ou quel carnage blanc? Je ne saurais enfreindre la mesure, taillant un chiffre en l’épaisseur du temps. Noire effigie sous le soleil friable.

À la rivière, l’enfant roule un galet pour vivre son histoire.

 

Joindre la nuit, 1969

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s