Misère des attelages

images (3)

De la ligne terrienne de mes lèvres où ont fumé des chevaux

À ma main coupée à caresser de lointains bords de mer

De la carène altière et mendiante un peu de mes paquebots

Au brin vert dans le marron de mes yeux toujours en automne

De ce tressaut de l’enfant expatriée d’elle-même qui monte

De temps en temps à l’angle vif des chansons et que tout étonne

Pour se caler sur les cordes de la voix fragile et abîmée

Les mots n’auront fait que célébrer la misère des attelages

Je t’aime sans jamais monter au seul faîte de ta quête

 

Barbara Auzou.

 

3 réflexions sur “Misère des attelages

  1. L’air d’une haleine pour un gonflé de voile
    tire le paquebot araire à la énième lame
    pour laisser le sillon à l’hippocampe rêveur
    L’horizon s’incline à la diagonale des oies passantes
    présage de trèfle sur le tartre des rivières
    qui attire l’herbivore architecte à mâcher sa marina
    au reculé des vagues scélérates…
    N-L

    Aimé par 1 personne

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s