Et pourtant je vole

s-l300

Cadence des roulettes

On pensait être à l’abri

Mappemonde singulière

On cultive une aérienne manière

D’aller en rond en réponse à la vie

Et tu vois jamais je n’ai su

Calculer en distance d’étoiles

Et d’alouettes le silence à traverser

Pour épouser le lieu secret

Qui va de soi à soi et pourtant

Je vole

 

Barbara Auzou.

11 réflexions sur “Et pourtant je vole

  1. DANS UNE PAIX BUISSONNIÈRE

    Je vole en crayonnant la nuit
    Que voile – en rayonnant – la pluie
    Le bastringue sillonne l’écart –
    D’où sa carlingue scie les phares

    J’écris le jazz dans la tempête –
    Plein gaz s’étrille ma tête
    Où avaient fourmillé des paroles
    Aux rêves habillés de chair molle

    Sitôt revenu du sommeil
    Que bientôt – mis à nu – le ciel –
    Mauve jusqu’à sa renverse –
    Fait se sauver – gelée – l’averse

    Sa pâleur découd tous les murs
    De leur couleur sourde d’albâtre …

    S’ouvre de nouveau le théâtre
    Qui retrouve ce pauvre aveu
    De ne couvrir l’Homme et ses vœux
    Pour une secrète échappée
    Dans une buissonnière paix

    Quelles plaies sur la scène en place :
    Arène qui déploie les traces
    Où se replient toutes blessures
    Dans un travail que rien n’assure

    Ce petit matin où s’enfuient
    Les rêves mutins de la nuit
    Ne ravive que l’énergie
    Pour n’avoir à dire : ci-gît
    L’ami de toutes les promesses
    Est l’ennemi de la paresse

    Mai si le temps fait son travail
    Ce sont printemps – vaille que vaille –
    Dans nos cœurs qui ne vacillent pas
    Pour l’attente qui marche au pas

    Et chaque jour où la solitude
    Rougit de toute certitude
    Liée aux amours – à l’amitié
    Ne rage d’être délié
    D’autres promesses non tenues
    Où un Pouvoir disjoint la tendresse
    De toute paresse ingénue
    Ajourant les nuits – d’allégresse

    Alain Minod

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  2. Je rêvais de voler plus grand
    au côté de tes oiseaux, dans le vent
    celui qui t’emporta un soir
    et mit le rêve sous l’eteignoir.
    Je reve encore de voler
    plus librement encore
    pour te voir d’un sourire d’or
    caresser mes plumes effritées

    Aimé par 1 personne

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