Toi mon sosie/ Yvonne Caroutch

caroutch

Toi mon sosie dans l’art d’aimer
Indécence de contempler ton sommeil
Sous les résineux hébétés de bonheur
Tu m’enveloppes comme un voile de chaleur
Volupté de l’absence poignante
Fièvre de rencontre
Dans les aromates de la passion

Nous dévorer l’un l’autre
Comme quartiers de lune
Sous le grand artificier en transe

 

Francesca Yvonne Caroutch, in Clameurs nomades, Ed. du Cygne, 2009.

 

Nationalité : France
Né(e) : 1937
Biographie :

Francesca Yvonne Caroutch (née en 1937) est une romancière, essayiste et poète française, née à Paris, membre de l’Académie européenne des Sciences, des Arts et des Lettres.

Soifs, publié en 1954 (Nouvelles éditions Debresse), premier recueil de Francesca Yvonne Caroutch, alors encore lycéenne, fut salué entre autres par Pierre Reverdy, Gaston Bachelard, Jean Paulhan, André Pieyre de Mandiargues, et Jean Grosjean, dans La Nouvelle Revue française ; il fut suivi par une trentaine d’autres. Caroutch fut longtemps membre du jury du Prix Louise-Labé et de celui du prix Guillaume Apollinaire. Elle figure dans maintes anthologies. Ses recueils de poèmes comportent souvent une édition originale illustrée (Jacques Hérold, Ljuba, Grégory Masurovsky, Frédéric Benrath, Julius Baltazar, Martin Dieterle, Vittorio Basaglia, etc.)
Une dizaine de ses recueils illustrés parurent à tirage très limité, dont La visitation de l’éclair ; La fête hermétique ; Être une île et Fournaise vacante ; Feu secret ; Contre-feu et Coulée d’or vivant.
En 1988, elle ajouta son prénom usuel, Francesca, à la demande d’André Pieyre de Mandiargues qui préfaça Voyages du double (Rougerie).
Proche, dans sa jeunesse, de François Augiéras, elle écrivit à ses côtés dans la revue Structure de son père, Pierre Renaud (1957-1958). Elle publia récemment sur cet auteur et peintre dans des revues, des catalogues et des ouvrages collectifs (comme Europe, fin 2006). Elle collabore à de nombreuses revues. Elle a traduit des poètes italiens, dont Dino Campana et Giuseppe Ungaretti. Elle a beaucoup voyagé, surtout en Extrême-Orient. Elle est traduite, entre autres, en italien, japonais, anglais et portugais.
Francesca Yvonne Caroutch a rencontré le 16e Karmapa en 1975. Poursuivant ses recherches sur l’origine orientale de la licorne, elle se rendit au Sikkim pour assister à la cérémonie de crémation après sa mort, fin 1981. A ce sujet, elle publia plusieurs articles et un ouvrage illustré, Renaissance Tibétaine (Éditions Friant, 1982). Comme l’avaient fait beaucoup de grands maîtres du bouddhisme tibétain, le 17e Karmapa, Orgyen Trinley Dorje, s’enfuit du Tibet à la veille de l’an 2000, pour se fixer en Inde. Francesca Yvonne Caroutch publia La fulgurante épopée des Karmapas, Les enfants de l’éveil décrivant notamment la périlleuse évasion du Karmapa de quatorze ans à travers l’Himalay. Cet ouvrage, préfacé par Jacques Lacarrière, comporte de nombreuses photographies (Éditions Dervy, 2000).

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