Lettre dix-septième

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Je t’écris

Partout on voudrait évacuer la vie par l’absence

Comme un bras blessé qui pend lourd depuis trop longtemps que l’on coupe et auquel toujours on pense

Froid est le matin sur le bagage chaud des lèvres aux voix multiples

La lumière est plus intense et le coq chante haut sur la crête de la compassion

J’ai bien rangé la maison comme ils l’avaient préconisé balayé les nids de poule du chemin

volé et serré dans mes mains l’œuf doux de mes désordres

Je te l’ai gardé

 

Barbara Auzou.

9 réflexions sur “Lettre dix-septième

  1. Par le trou d’aiguille l’instant présent faufile
    jusqu’à l’entrée du pore
    Si le poids du,temps gagnerait à dégager la porte
    c’est pour ne pas perdre en consigne la beauté du temps ensemble
    Autant laisser la fécondité du fil au courant
    Quand tu m’écris je me recommande de toi à voix haute…
    N-L

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