Herbes d’herbes/ Jacques Izoard

jacques izoard

La touffe d’herbes, la marquise

insuffle à la suie l’élan

d’une rivière au long cours.

Aimons les courses des nerfs, des astrolabes.

Ma vigie nue dresse le mât d’herbe

au sommet du mont pur,

de l’aube qui s’allume sous l’eau.

Saisir l’épée de l’eau, la vigueur.

Jambe évanouie de mai.

Jambe d’algue ou d’herbe

au fond de la mer minuscule.

Et l’herbe est le sifflet noir du poulpe,

l’aliment des chats frottés de houille.

Et l’herbe d’herbe amasse

le poisson qui palpite,

la nasse du voleur d’éther,

les mains des poupées pâles.

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