Révolution avortée

revolution avortée

L’arbre hospitalier

dans l’apparence du poème

porte ses bras en croix

comme des barricades silencieuses

Je mâche avec regret

dans ma gorge ses rouges

oiseaux pour lui redonner

multipliée sa part heureuse

mais il se moque bien des mots

de leur plage sous l’emblème

de leurs pavés

et me renvoie à la bestiole de ma conscience

 

Barbara Auzou.

 

3 réflexions sur “Révolution avortée

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