Maria Casares à Albert Camus (9 février 1950)

Suite de la lecture de Proust….

maria casares

Mon amour chéri,

Ce matin j’ai lu dans mon lit jusqu’à midi. Je me dépêche de finir À l’ombre des jeunes-filles en fleurs. J’ai hâte de lire les lettres de Van Gogh…Je tiens à me reposer quelques jours de Proust. Maintenant il m’agace un peu moins-j’ai passé le temps des salons-mais il m’effraie. Les fins travaux de chirurgie intellectuelle qu’il fait sur cette pauvre Albertine m’épuisent et m’épouvantent. Quand je pense qu’il t’est peut-être arrivé de me décortiquer ainsi j’en ai des frissons…Et puis..J’ai appris qu’Albertine était en réalité un Albert et là…Tu comprends..Je proteste!

4 réflexions sur “Maria Casares à Albert Camus (9 février 1950)

  1. La vie passe à côté du fond des intentions qu’elle avait véritablement pour ne s’arrêter qu’à une banalité de circonstance. Le bonjour et son comment ça va serré d’une poignée de mains en était le meilleur exemple avant le masque. Qui en modifiant le geste n’a absolument rien changé à l’automatisme. Maria se pose des questions en découvrant ce que Marcel ne lui apporte pas par politesse, mais par pour un échange en profondeur. Avec Vincent, ça nettoie de Proust. Un écorché ange de la couleur qui écrit à l’encre noire, on sort des salons parisiens pour aller au charbon des bûchers…
    N-L

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