Ce que je sais en pure perte

ce que je sais en pure perte

Prise spontanément par les prés

à bout de seins et par les forêts

enjouée par l’absence des dieux

parmi nous

ce que je sais en pure perte nourrit

toutes mes folies aggrave la plaie du genou

il faudrait ne savoir jamais

les vœux qu’on étrangle sur la pierre foudroyée

les peaux mortes laissées en chemin

et dedans l’enfant au noir de son heureuse ignorance

qui faisait lever les fleurs dans les bouquets du temps

sans perdre une miette des bornes de son cri

 

Barbara Auzou

5 réflexions sur “Ce que je sais en pure perte

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