La Mer/ Jean Sénac

jean senac

La mer ce n’est jamais que le rivage le plus courbe

Perdu dans un soupir la paume d’une main

Et plus qu’une coquille étrangère au chagrin

La pure éternité d’une vacance trouble.

Le double fruit des grands sables doyens

Votre baiser mémoire et la fuite des robes

La mer c’est votre appui mon enfant qui dérobe

À la terre sa ruse aux vagues leur dédain

Le chiffre du varech

Nous alimente avec

La grâce du jeune homme

Et ce couteau suffit

À partager la nuit

Celle du secret lit et celle que je nomme.

La mer, ce n’est jamais que ce peu de salive

Ce crabe sourcilleux qui tremble sous tes yeux

Et le talon léger qui des marelles vives

Jette vers l’invisible un défi rocailleux.

2 réflexions sur “La Mer/ Jean Sénac

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