L’inattendue

C’est peut-être parce que je ne faisais aucune peine aux songes

C’est peut-être parce que je cultivais doucement la fable des fleurs en maintenant tiède le lait de l’amandier

Qu’elle est venue se glisser entre ma part accidentelle et ma part voulue

L’inattendue

Et j’ai mis mes roses entre ses mains domestiques et nues

Quelque chose de plus grand que nous a pris nos yeux et nos peaux qui nuagent

Nous prenons tout désormais au rire orange du plus grand sérieux

 

Barbara Auzou.

6 réflexions sur “L’inattendue

  1. « Et j’ai mis mes roses entre ses mains domestiques et nues  » très beau, par correspondance je pense à une strophe de Siméon dans Politique de la beauté « Ce matin tes doigts/ont dessiné mon visage/c’était un matin de roses fraîches » L’inattendue, toujours un peu sauvage et pourtant si douce.

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