Monarchies

On les voit hésiter aux arbres

les hommes

on les voit hésiter aux feuilles

et tournant sur eux-mêmes agrandir

davantage le cercle de leur propre absence

ils ont bien quelques pensées nues et délicates

les hommes

et à l’œil parfois une larme démocrate

mais on dirait qu’ils ont peur de passer en légendes

les hommes

peur de goûter la plus haute musique

à la fronce-même du fruit

et dans sa carcasse de vaincu chacun

se fait le roi de sa propre monarchie

sans chercher plus loin

et moi

moi je t’offre mon lit d’ajoncs rouillés

 

Barbara Auzou.

Une réflexion sur “Monarchies

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