Furtives/ Marie-Claire Bancquart

Quand vous vous éveillez en lucidité de l’obscur

sans courage

pour porter votre vie et le bruit des pommes qui tombent

obstinez-vous aux lichens, aux mousses.

Sur nos mains ils laissent

Trace légère.

D’une odeur sèche ils emmaillotent

La blessure de nuit.

Respirer ne désespère plus

quand on rejoint des ferveurs si furtives

nées après nous, plus anciennes pourtant que l’animal, que l’arbre.

(Énigmatiques)

2 réflexions sur “Furtives/ Marie-Claire Bancquart

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