Mon soleil assidu

il y a des grappes d’enfants nus

aux branches des arbres et des talons

sur les trottoirs qui martèlent

l’espoir dans une marche austère

pour faire la poudre du futur

pour faire la pierre funéraire

chacun derrière son mur cherche

un impératif à une vie qui n’en a peut-être

pas et je suis leur parente sans ombre

celle que tu fais exister dans le noir

celle qui coule les métaux de sa voix

pour d’autres jardins il fait bon dans tes bras

écrire des poèmes basanés l’indicible investit

nos mains et je poursuis mes mots dans leur nervure

j’ajuste ma voilette sous mon soleil assidu

 

Barbara Auzou.

3 réflexions sur “Mon soleil assidu

  1. Tes mots
    Ceux que ton écriture tire du magma environnant
    Couvre d’une beauté prenante ce qui traverse en météorite aveugle
    Ce grand chapiteau où tes trapèzes tiennent en état second laisse au passage un signe d’éternité de par la présence des enfants…

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s