Viens

Viens approche

l’heure est arrivée et avec elle

le gardien du toucher long pour caresser

la peau des mots que rien ne protège on a trop aimé

leur esprit leur étoffe on les a jetés à la mer

on voit dans un amas de plumes blanches le halètement

d’une tourterelle foudroyée dans son élan au troisième arpège

le monde est à refaire avec des mains nues et déliées lancées

en plein ciel

des formes aimables débordent du grand livre de la fin

 

Barbara Auzou,

3 réflexions sur “Viens

  1. Le mot libére de toute écriture apparaît dans son seul touché sonore
    Défait d’italique il dresse sa nudité intégrale
    Le voici colombe face au vautour
    Il touche à griffer la raide frigidité pour en animer le muscle
    La pinçant pour en faire venir le cri libérateur
    Des pores que le rivage du désir indique, les anneaux se tendent, le pont s’offre cales ouvertes…
    N-L

    Aimé par 3 personnes

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