Sur une rivière apaisée

En pente douce sur une rivière apaisée

mon cou s’est dénoué de ses colliers

de peur est-ce toi qui me disais

tout à l’heure que le simple est

le plus secret et qu’au prélude

d’une épaule le soleil toujours se fait

une nouvelle ordonnance?

à la marge j’ai lancé mon sabot

pour qu’il danse je me suis allégée

d’une cascade pure qui s’élevait

pour se rendre doucement au galet

de nos pieds nus

c’est que l’on avait une affaire trop grande

à ne pas décevoir ne serait-ce que par égard

pour les arbres leur droiture entière à notre endroit

 

Barbara Auzou.

Une réflexion sur “Sur une rivière apaisée

  1. Pour le coup pris dans le compotier, sans comprendre et encore moins de raison en voilà un qui m’a échappé au point de ne trouver qu’une seule explication. J’étais si entièrement dedans que j’en peignais chaque mouvement du continu des reins. L’orbe du sabot à cru je sautais la rivière comme un castor adore le faire.
    Quelle transparence quand l’eau vole du battoir, le linge dévoile tout au lavoir, Ma…

    Aimé par 1 personne

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