La peau sans fin

Les îles Marquises

de ces archipels de silence tu me dis les bêtes transies

qui s’y pressent en hiver et la peau sans fin

les tessons verts de leur rayonnement dans les toiles

de Gauguin

et l’espace d’un cri dans la paume septentrionale

son odeur d’encens

je vois monter dans l’arbre à pain

les fourmis moissonneuses et tranquilles

de nos lendemains

de tes mains émondées vers l’idéal

tu me lèves sablonneuse

la neuvième île

 

Barbara Auzou.

2 réflexions sur “La peau sans fin

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