Tout un couchant

Connemara

les bêtes du songe se consultent

c’est comme cela qu’avance la vie entre ses douze sommets

et ses convois blessés de feux gris

comme cela que s’épanouit aussi la drosère violette

qui bouleverse tout un couchant

sur les péninsules lunaires où cogne ma tendresse entichée

poussent des bruyères cendrées et des légendes

remblais fauves que balaient les vents

et à leur place singulière au-dessus des lacs parcourus

de frissons verts

toi

et la beauté dont on ne peut se déprendre

 

Barbara Auzou.

Une réflexion sur “Tout un couchant

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