Au cabri du chemin

Sardaigne

quand je te racontais

la légende du petit veau aux cornes d’or

et le myrte au cabri du chemin qui se croyait

tenu à une extrême circonspection je ne cherchais

que la dimension habitable du poème et je sais

qu’au sommet de mon âge de silence je me ferai

des mains d’oiseaux pour l’anneau de nos saisons

et les forêts de notre sang je nous coucherai

au ponant de la maison des fées et nous reconnaîtrons

la diane doucement poignante du destin*

 

Barbara Auzou.

 

* René-Guy Cadou

Une réflexion sur “Au cabri du chemin

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