Pas la lune

pas la lune non mais du soleil encore dans l’habit troué des journées

dans la houle de l’arbre et le jus épais de la nuit comme une caresse

les portes entr’ouvertes sur l’enfance qui s’étonne en pétrissant ses cailloux

et garder cet air de congé sur les choses qui en barrent le passage

aux genoux l’odeur buissonnière de l’ail sauvage

je mets dans tes prunelles qui acquiescent ma vallée comme une récompense

venue avec les fées dilapider la brume

 

Barbara Auzou.

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