Aucun jour

je me souviens

des ruisseaux et de la musique enjambée de nos déroutes

mais j’étais un animal qui inventerait un regard nouveau sur les restes d’un quelque chose

aucun jour qui n’inventerait l’amour sur les ailes rognées de l’oiseau

aucune nuit qui ne dévierait l’éternité toujours plus près de la peau

sa paix simple et cyclique son appui de liseron sur les roses

je suis au regret de te dire que je veux vivre et que c’est une leçon sans précédent

bue depuis toujours à même les jardins

 

Barbara Auzou.

2 réflexions sur “Aucun jour

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