La fauvette des oliviers

Corfou.

tout se ressemble à force d’espoir

j’ai abandonné les béatitudes aux lagunes

à l’orgueil insulaire la trop grande éloquence

des vents

dans ma saison de vivre j’en ai fini à présent

avec les trébuchements de l’indicible

sous la pierre angulaire enfouie j’ai bu doucement

mon cri terrible

et je sais aujourd’hui que TOUT le soleil est possible

que dans ses gestes inchangés la fauvette des oliviers

joue de ses éclats au réverbère de l’incompréhensible

je ne savais pas qu’on pouvait aimer à ce point

la vie

 

Barbara Auzou

3 réflexions sur “La fauvette des oliviers

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s