Tu dénouais les mélancolies

Gavdos/ Crête

toi tu avais lieu loin des regards

à la table des convives tu pourvoyais en silence

à la migration des oiseaux

tu ne parlais pas tu écoutais toute entière

la petite proie décevante du mot

et l’horizon crier dans le coeur noir des genévriers

tu dénouais les mélancolies et les heures récalcitrantes

pour l’avenir immédiat

des joies simples et des turbulences bleues

ce passage à prendre par les yeux

nous le prendrions par la taille de la vie

la dimension d’une seule fenêtre

tremblante des voyages que l’on ferait de nos récits de mer

 

Barbara Auzou.

3 réflexions sur “Tu dénouais les mélancolies

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