La boucle du rêve XIX

et puis soudain on prend la dimension de ce que l’on sait regarder

des langues que l’on ignore se mettent à nous parler et l’on entend

le bruit silencieux du sang qui bat

de blonds essaims naissent à l’heure stable de tes jambes

à l’hiver de tes bras

les grands champs désarmés du vivre-là et toutes les forêts

sont frappées de stupeur

par la ronde légère d’un seul coeur

nuptial qui trace des lignes entre les choses

 

Barbara Auzou.

3 réflexions sur “La boucle du rêve XIX

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