Entre l’ancolie et la saxifrage

Les Dolomites

il arrivera tu sais

qu’on pose nos visages aux confins d’une forêt

de pins sylvestres

sur un bateau de pierre coulé entre l’ancolie

et la saxifrage

seulement pour nous endormir un peu

et nous répéterons à l’infini le geste

des porteuses d’images qui ont fait

le choix de l’enchantement

le chant du Tétras-lyre et du silence

l’immense orchestre

l’air frais étendra ses foulards soyeux

sur nos corps caressés à l’endroit des mots

l’astreinte du beau est une fleur dit-on

qui se cueille entre deux touffes de flammes

et la poésie se fait des poumons

le doigt sur le coeur de tes langages

au genévrier de ta bouche je viendrai

goûter la braise endormie et le repos

vivant de la plénitude atteinte

 

Barbara Auzou.

7 réflexions sur “Entre l’ancolie et la saxifrage

  1. Un poème à s’arrêter pour rester contre à s’en pénétrer. Il est mobile dans un monde qui freine sans laisser le mal s’accélérer. L’image du tétras donnant par sa rareté un accès privé au rêve.. Quant aux fleurs elles s’éloignent de la flatterie à la mode pour s’en tenir à leur pouvoir embellissant…
    C’est porteur d’équilibre Ma.
    N-L

    Aimé par 2 personnes

  2. Pingback: Entre l’ancolie et la saxifrage – sourab titrés

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