Phalènes

Grotte de Waitomo / Nouvelle-Zélande

s’il advenait

qu’un jour mon œil chaudement

fermé sur nos rêves se prenne

dans la corde des nuits avec les éphémères

et les phalènes

sache que je tendrai

moi la lascive câline du soleil

qui ne sait dormir que bouleversée

des hamacs de soie

avant que l’obscur aux abois

nous emmène

comme une mélodie rompue en plein jour

et je rêverai l’enfant en nous jusqu’à

l’écoute des orgues

pour que chaque cristal nous fasse danser

que nos visages se résument dans le miroir

et dans la veille des eaux

le temps n’est pas une durée

c’est une constellation

et nos chevaux jamais nés vont

la rattrapant

 

Barbara Auzou.

7 réflexions sur “Phalènes

  1. Bout à bout les tubes nous canalisent pour sourdre à la fontaine du regard plongé l’un dans l’autre
    la phalène peut papillonner la nuit ne mange pas le jour
    nos chevaux y veillent sur la noria du manège
    dans la poussée du vent des orgues…
    N-L

    Aimé par 1 personne

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