Tendres confluences

îles Lofoten / Norvège

l’hiver est bien moins cruel qu’on ne le pense

tu sais

il est des îles que l’on s’ouvre sous nos paupières

enfumées

comme un accroissement des grâces

la robe longue d’une aurore boréale

et pour le ciel traversé

un instant par le vol d’un aigle

on se fait le coeur endurant

tout ce qui nous ressemble se perd dans

le sauvage

des tendres confluences à la ferveur

des glaciers

il y a un ange dans le bois

dans l’étirement des heures

j’entends les bêtes craquer

et puisque nous avons l’aval du temps

mettons l’âme en balance avec sa toison

si tu existes dans mes yeux c’est pour entrer

dans la mémoire du monde

 

Barbara Auzou.

13 réflexions sur “Tendres confluences

  1. Le contenu de ce réconfortant poème branche comme l’arbre à l’essentiel de sa racine
    Tu dis ce qu’il peut y avoir de primordial dans le climat que les choses prennent en se gardant de perdre ce qui s’attache au fond. Tes pensées
    dépassent les maux, Ma…
    N-L

    Aimé par 3 personnes

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