Le temps de vivre LXXXIII

Par quelle enjambée

Du temps pourrions-nous

Nous en aller pour vivre

Comme doit vivre la vie

Loin des périssables réalités

Et des pelouses dorées qui dorment

Sous un soleil pour une fois célébré sans bruit ?

Encore toucher du doigt l’être-ici cinglant

Et l’aile profonde dans le timbre d’une voix

Tout ce qui éclaircit le passage des heures

Une maison une fleur la moiteur

D’un genou sur lequel on pose une main familière

Une pensée en faction

Dans les yeux de l’enfant fatigué

Il y a un retour de chasse et de liberté

L’animal lent où s’évertue l’été passe sur l’échine du chien

Et sur le bel amandier d’un siècle de contradictions

 

Barbara Auzou.

7 réflexions sur “Le temps de vivre LXXXIII

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