La réconciliation XIII

La Vague / Camille Claudel

et je reviens à chaque instant

vers une porteuse d’eau aux épaules de simplicité

et de ciel

parce qu’elle a les yeux ouverts comme personne

sur les songes et toutes les petites choses qui nous implorent

de rester parmi elles

parce qu’elle a des doigts de violon à creuser

des fontaines dans la pierre et ce qui veut dans ma voix

j’écoute à ses cotés couler les années et les mélodieuses

plaintes du vivant

dans l’étrange saveur de ses mains je bois

un repos lent qui m’agrée

 

Barbara Auzou.

4 réflexions sur “La réconciliation XIII

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