Des choses éternelles

Tsingy de Bemaraha/ Madagascar

marchant sur la pointe des pieds

en la première fraîcheur des nids

je m’étirerai jusqu’à l’os et l’os

est une longue rivière tu sais

qui charrie des tristesses qui

ne sont pas toujours les nôtres

la mangouste rouge de l’émoi

s’y dispute le ciel et la faible lumière

peut-être que sur un pont de singe

suivant les tracés d’un vert forestier

j’articulerai mes pas à ce temps qui

passe sans exister toutefois

je te chanterai la perte et la résurgence

des cours d’eaux les terrasses où l’oeil

peut voir très loin entre deux éperons

calcaires

je voudrais t’écrire des choses éternelles

qui ressemblent à ma voix blessée

tout ce qui ajoute à la beauté caché

dans ma cueillette d’occupations

et qui va du coeur de la roche à la perle

 

Barbara Auzou.

5 réflexions sur “Des choses éternelles

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