Au pied d’un seul arbre XX

ce sera par un soir ouvert sur un clair de terre

je reviendrai dévêtue des distances m’étendre

contre l’arbre vertébral planté là comme un chant

de pur amour sur le chemin de nos quêtes

j’aurai alors des sandales d’aubes amoncelées

assez pour entreprendre sans en être inquiète

le temps de tout un voyage

la vérité n’est qu’un passage

la toucher serait lui retirer son vol

et j’ai depuis longtemps noirci les plumes

de mon corbeau

roulé sa fatigue de vivre dans son bec d’emprunt

pour préférer aujourd’hui le rite bien noueux

d’un accord fondamental

dont le ciel seul possède le geste et le mystère

depuis toi les oiseaux répondent à l’appel

de mes mains

cette vie je vais la séduire en faire un jardin

prioritaire

à inscrire dans l’anthologie des jours heureux

 

Barbara Auzou.

12 réflexions sur “Au pied d’un seul arbre XX

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s