Au pied d’un seul arbre XXI

blanc debout

regarde comme je te regarde

avec un corps ouvert comme un oui

à ton espace immémorial

et à l’imprévu de ton nom

j’ai mendié des ailes

pour ne pas annuler l’oiseau

imposé mon savoir insoumis

à leur raison

incapable de simuler l’aisance

de leurs mots comme des coups

portés au ventre

des canons

je viens dans une peau qui respire

et qui s’apaise réchauffer nos fatigues

et nos rires dans l’altérité de leur fréquence

quand bien-même le sort nous serait contraire

rien n’empêcherait nos mains vieillies

de grimper l’une sur l’autre indéfiniment

je viens rejoindre cette tribu de souffles

enserrée dans une terre d’émoi

il me reste une lune à vendre

elle est pour toi

et le temps est un capital de lumière

 

Barbara Auzou.

3 réflexions sur “Au pied d’un seul arbre XXI

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