Au pied d’un seul arbre XXV

rassasiée puis dansante

à l’ombre d’un arbre où des corbeilles

s’emplissent d’oracles verts

et viennent solenniser le geste

je pose ma vie patiente

dans des cabanes de printemps bleus

que l’âme caresse

d’un orgueil légitime et silencieux

et je me demande qui du marcheur

ou du chemin redonne au corps

ses véritables dimensions

quand mes doigts sur ton front bercent

mon réel le plus abrupt

il y a tant de mots qu’on laisse

à la seule solde du soleil

que se déchirent dans les mousses

les partitions restées trop longtemps

loin de la vie

il faut sans cesse aller au bout des choses

pour que le rêve revête sa forme sonore

qu’entre les herbes-soeurs survivantes

où craquent tous les étages naissent

des mains lentes et ravies

des roses encore dans l’accord final des flûtes

puis des rires où nous entrons partout

 

Barbara Auzou.

4 réflexions sur “Au pied d’un seul arbre XXV

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