Au pied d’un seul arbre XXVII

avisée de l’étendue

j’oscille mes soleils

j’allume des fanaux de rosée

avec mes bras faits pour l’amour

on attendra le temps qu’il faut

-tu me disais- pour que tes jours

soient à proportion des miens

pour emmêler nos jambes

dans des vols émus d’oiseaux

une rivière rit dans les nœuds du bois

à l’idée d’un perpétuel été

je te dédie en attendant la poignante

fraîcheur de l’herbe et mes mains

pour la caresser comme il se doit

on n’a pas archivé nos enfances

toujours une barque danse

dans le pays du poème

et les berceuses que tu me mets

dans le sang ont tes yeux clairs

et la douce rumeur de l’assentiment

montée dans l’air

la grâce de tes seins légers

 

Barbara Auzou.

4 réflexions sur “Au pied d’un seul arbre XXVII

  1. Pingback: Au pied d’un seul arbre XXVII — Lire dit-elle – TYT

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