Pardon (Sorry) / Julie Watson Nungarrayi

Le poème suivant, traduit de l’anglais, est tiré de l’anthologie Inside Black Australia: An Anthology of Aboriginal Poetry (Penguin Books, 1988) (En Australie noire : anthologie de poésie aborigène), compilée et présentée par l’écrivain et poète aborigène Kevin Gilbert.

J’entrai en rampant.
L’endroit était étroit et sombre.
Les rochers me surplombaient comme des dents :
Dents essayant de mordre,
Dents pour la défense des peintures.

Je m’allongeai sur le dos.
La voûte était trop basse pour rester assise.
Les kangourous sautaient le long de la voûte,
Les serpents glissaient,
Les varans couraient,
Les émeus se pavanaient.

Je me demandai qui les avait mis là,
Qui les avait peints avec des pinceaux de bois mâché,
L’un rouge, l’autre blanc, l’un ocre, l’autre noir ?
Ils les ont mis là il y a longtemps…
Les anciens Nyiyapali,
Il y a longtemps ; à présent, c’est tout ce qu’il reste.

Disparus aussi ces fiers chasseurs, les femmes creusant la terre pour le mata.
Leur langue, leur danse et leur chant.
Tout ce qu’il reste d’un peuple à présent :
De petits animaux peints.

PARDON !

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