Au pied d’un seul arbre XXXII

je viens

mon absence mon âme d’oiseau

ne cèdent en rien au temps

ni au sonore des forêts

à rien qui n’aurait la forme des présages

que l’on peigne

le visage tendrement envolé de mon amour

nos milliers de matins qui s’étreignent

pour mélanger leur salive leurs sandales

et je demande à être foudroyée par la beauté

insupportable qu’on tolère mal ici-bas

que ne soient pas soldés avec les nuages

mon orgueil ma douceur mes mains

pour remettre dedans les choses bonnes

à danser qui ne craignent qu’un ordre faux

drainant la nuit avec ses fleurs

remuant d’irréelles pesanteurs

sur des mamelons de chagrin

 

Barbara Auzou.

2 réflexions sur “Au pied d’un seul arbre XXXII

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s