Le temps de vivre CLXXVII

marguerites bonnes

cela faisait longtemps qu’on n’avait plus vu

de marguerites

l’abîme pâle qui les enveloppe 

dans l’arbre un œuf couve

des pensées interlopes 

J’ai rassemblé mes robes dans la perte

des jours pour être quitte un peu

beaucoup les mots inouïs

dans le chaos de la phrase totale

m’ouvrent le nid d’un autre visage

plus lourd d’être plus léger

rien en moi jamais ne renonce à l’amour

 

Barbara Auzou.

4 réflexions sur “Le temps de vivre CLXXVII

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