Les arbres de mon jardin / Anneke Brassinga

 
Les arbres de mon jardin ont poussé 
haut cette année, ils vivent 
de feuillage et de lumière tombant 
invariablement, y sont égaux. 
 
Comme un géant plongé dans les années 
juché sur des échasses grandissantes 
je traverse le temps (dit Proust) 
 
Ce qui me maintient en vie s’étend 
plus loin que je ne pense : le passé revu 
rend la lumière plus transparente 
 
avec la raréfaction de l’âge. Vu 
les arbres je ne suis pas autre – 
en dehors de tout, aussi abandonnée. 
 
Qu’importe ? Qui ne loge nulle part 
offre un refuge à la beauté 
dans l’œil fuyant revenant 
qui s’est écarté du savoir 

 


 
Anneke Brassinga, traduction Kim Andringa, in Henry Deluy, Poètes néerlandais de la modernité, Le Temps des cerises, 2011, pp. 260, 262 

6 réflexions sur “Les arbres de mon jardin / Anneke Brassinga

  1. Gli alberi del mio giardino sono cresciuti
    alti quest’anno vivono
    di fogliame e luce che cade
    invariabilmente, sono uguali.

    Come gigante immerso negli anni
    appollaiato su trampoli sempre piu’ alti
    Attraverso il tempo (dice Proust)

    Ciò che mi tiene in vita si estende
    più di quanto penso: il passato rivisto
    rende la luce più trasparente

    con la crescente scarsità di età. Visto
    gli alberi non sono altro –
    a parte tutto, anche abbandonata.

    Cosa importa? Chi non sta da nessuna parte
    offre un rifugio alla bellezza
    nell’occhio sfuggente
    di chi si è allontanato dalla conoscenza

    Aimé par 2 personnes

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