Prologue de l’épaule

Parc national de Hoge veluwe / Hollande

j’ai posé la force naturelle de mon coeur

sur un petit vélo blanc

et l’azur ému a écouté aux portes défendues

de l’éternel

quelques consonnes en secret s’accouplaient

au velours de durables voyelles

bientôt le soupir des choses s’est changé

en rosée sur la cambrure du genévrier

au loin un oiseau languide cherchait

le corps définitif d’un autre amour et

son rible avec le vent a inondé ma raison

ravie qui n’a jamais cru à l’emprise verbale

sur le monde

les landes sèches léchant les landes humides

ont suscité un monde habitable

un petit lopin de douceur pour la mémoire

sablée de nos mains

une paix blonde

pour l’arbre enraciné dans la vérité

de notre nature

rieur comme une glissade au gré des dunes

s’est ouvert le prologue de l’épaule

 

Barbara Auzou.

6 réflexions sur “Prologue de l’épaule

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