Appartenance XI

je viens à toi pour commencer un jardin

j’écoute les arbres grandir

dans nos veines à nos mains

y compris ceux qui n’existent qu’en songe

il est des constances des fables des routes

qui ne veulent pas finir et que le temps ronge

sans parvenir à entamer

toutes les fleurs de peine se trouvent changées

en soleils d’or

ce que l’on croyait un décor

est l’espace d’une vie dans son entier

et toute hésitation toute plainte

est un mur qu’un sang déçu

dresse devant l’enfance abrupte

la question de l’âme en ce qui nous concerne

n’a jamais été une question mais un parfum

une étreinte

qui abolit les distances

l’ubiquité de la beauté saisie d’un seul coup

 

Barbara Auzou.

9 réflexions sur “Appartenance XI

  1. Pingback: Appartenance XI — Lire dit-elle – TYT

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